PAR MARC BOUCHARD

Les gens qui me connaissent savent que je ne suis pas le plus grand sportif. Mon développement est davantage adipeux que musculaire, et mes performances en vélo n’ont rien de comparable à celle de Yann ou de Jean. Quand, lors d’un voyage dans l’Ouest canadien pour tester le nouveau Ford Ranger, on m’a proposé de faire du vélo de montagne, j’ai donc eu un peu peur. Puis on m’a précisé que c’était en vélo électrique Giant. Pourquoi pas me suis-je dit….

Ce que je croyais être une petite randonnée tranquille s’est finalement avéré un peu plus difficile que prévu. Alors que je pensais voguer doucement dans les sentiers à peine accidentés de la région de Whistler, on m’a plutôt trainé dans les pentes abruptes et les boisés profonds du Canadian Wilderness Adventure center, un centre de préservation ou faune et flore se marient dans le plus grand respect.

En d’autres termes, moi qui pensais faire une petite randonnée pépère, j’ai dû réveiller quelques muscles oubliés depuis longtemps. Et heureusement que j’avais l’assistance électrique de mon vélo, car on était sérieux quand on a parlé de vélo de montagne.

Autre détail dont on m’avait parlé mais que je croyais à peine : la présence d’animaux sauvages comme les ours. Je croyais à une légende jusqu’à ce que ma roue avant plonge profondément dans un petit cadeau tout frais laissé par un ours…. Que j’ai ensuite aperçu à quelques dizaines de mètres au tournant du sentier. Disons que cette fois, j’ai apprécié le mode sport du vélo électrique qui m’a fourni encore plus d’assistance pour me permettre de m’éloigner rapidement. Tout en chantant à tue-tête pour être certain que la bête s’éloignerait.

Une randonnée spectaculaire

Sérieusement cependant, la randonnée a été spectaculaire. Les sentiers bien aménagés, bien que parfois difficiles, m’ont permis d’explorer la forêt et la montagne, dans un environnement conçu pour la préservation.

Ma faible expérience en vélo de montagne a été largement compensée par l’assistance électrique du vélo Giant, dont j’ai pu moduler l’intervention du bout des doigts, offrant de 20 à 60% de puissance, et n’offrant aucune baisse d’autonomie, malgré l’usage plus intensif.

Je n’ai fait finalement que quelques kilomètres (une douzaine tout au plus) faute de temps. Mais j’aurais pu me perdre des heures durant dans une nature spectaculaire. Et mon vélo, fidèle compagnon, m’accompagnait sans problème.

Il est vrai qu’il m’a fallu traverser un petit ruisseau, et que le poids du vélo m’a un peu étonné (car j’ai dû le lever, le pont étant partiellement affaissé), mais dans l’ensemble, l’expérience a été plus qu’agréable. Et m’a réconcilié une fois de plus avec le vélo électrique.

Petite note : le sentier que j’ai parcouru était de niveau débutant-intermédiaire. Les experts peuvent compter sur des tonnes de sentiers plus spectaculaires dans la région de Whistler. Mais les simples amateurs peuvent aussi rouler sur des dizaines de kilomètres de voies cyclables. Alors lors d’un prochain passage dans l’Ouest, en été, ne négligez pas cette destination vélo.

NOTE : vous constaterez que vous n’avez pas de photo de moi en vélo. Ce qui est parfait, le casque ne m’avantageant pas vraiment!